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Les concurrents de Google ne le suiveront pas dans sa menace de quitter la Chine

Par Olivier le 14 janvier 2010 à 13:13 dans Business

Depuis quelques heures, c'est la photo emblématique du massacre organisé par les autorités chinoises en 1989 qui apparait en première position de Google Images Chine lors d'une recherche sur les termes « Tian'anmen ». Le numéro un mondial des moteurs de recherche vient en effet d'annoncer qu'il allait cesser de se plier aux exigences du gouvernement de Pékin en matière de censure. Dans un communiqué, il explique que cette décision, dont il reconnait qu'elle le contraindra peut-être à quitter le marché chinois, fait suite à la découverte d'attaques informatiques de grande envergure sur ses serveurs ainsi que sur ceux d'une vingtaine de grandes sociétés internationales.

 

Face à cette menace, l'attitude des autres géants américains du Web présents dans l'Empire du Milieu ne s'est pas fait attendre. Microsoft ou Hewlett-Packard (HP), n'ont eux pas l'intention de le suivre dans sa menace de se retirer de Chine. Le PDG de Microsoft, Steve Ballmer décrit l'affaire comme "le problème de Google". "Toutes les grandes organisations sont attaquées. Je ne pense pas que ce soit un changement fondamental de la sécurité sur Internet", a-t-il indiqué. Interrogé pour savoir si Microsoft allait arrêter de filtrer les résultats de son moteur de recherche Bing en Chine, il a refusé de répondre. Mark Hurd, le PDG de Hewlett-Packard a décrit la Chine comme "un marché incroyable avec un croissance énorme".

 

Les deux PDG ont aussi minimisé l'ampleur de l'attaque, décrite par Google comme "très sophistiquée et ciblée", indique le quotidien. "Je n'aimerais pas me précipiter sur cet exemple pour affirmer que c'est une menace pour les nouvelles technologies", a expliqué M. Hurd. Mercredi, Yahoo avait en revanche soutenu Google, sans préciser si son groupe avait également été victime d'attaques.

 

Google a également reçu mercredi des soutiens du Congrès américain et de la Maison Blanche, qui a indiqué qu'elle soutenait un "internet libre" et confirmé avoir discuté avec Google des attaques informatiques "venant de Chine" dont le géant américain de la Toile s'est dit victime.

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